Les différences entre investissement et trading

Pour s’enrichir ou pour constituer un complément de revenu, il existe plusieurs méthodes, dont le trading et l’investissement. Cependant, ces deux notions se confondent dans l’esprit de la majorité des particuliers souhaitant tirer profit des marchés financiers. Avant d’opter pour l’une de ces deux méthodes, il est important de considérer le temps pouvant être consacré à ces activités, mais aussi les connaissances, le capital de départ et l’expérience.

L’investissement convient aux personnes intéressées par la lecture de données financières et l’actualité économique, sans nécessairement disposer de beaucoup de temps. Le trading convient également aux personnes qui sont à l’aise avec les graphiques et les tendances que ce soit avec l’aide d’un robot de trading comme XBOT17 ou non.

Qu'est-ce que l'investissement ?

C’est l’acte d’acquérir un actif ou un ensemble d’actifs dans le but de générer un rendement positif sur le moyen ou sur le long terme. Cette appréciation se fait sous forme de revenu, mais aussi sous forme d’appréciation du prix. Lorsque le risque pris est important, le rendement attendu est élevé, le cas échéant le rendement sera faible. Les actifs les plus risqués sont les matières premières et les produits dérivés, suivis des actions puis des obligations ou instruments à revenu fixe. Les rendements diffèrent d’un actif à un autre.

À titre d’exemple, le rendement de la plupart des actions se fait sous forme de dividendes trimestriels, les obligations quant à elles paient des intérêts trimestriels. En réalité, le rendement total d’un investissement est la somme des revenus générés par ce dernier et de l’appréciation du capital.

 

Un investisseur croit que l’entreprise choisie a le potentiel de croître à long terme. En macroéconomie, le long terme désigne un cycle d’exploitation supérieur à un an. Des investisseurs de renom comme Warren Buffett conservent leurs investissements à vie tout en conseillant un cycle de détention des actifs achetés d’au moins dix ans. Un investisseur avisé doit absolument examiner les principes fondamentaux d’une entreprise avant de spéculer sur la façon dont elle fonctionnera à l’avenir. Il devra également s’intéresser à tous les éléments donnant à l’entreprise des avantages sur ses concurrents, comme une bonne équipe de direction.

Quelques exemples d'investissement :

– Les fonds : ce sont des instruments gérés par des gestionnaires de placements, permettant d’investir dans des actions, des matières premières, des obligations… Les fonds les plus courants sont les fonds négociés en bourse (FNB) et les fonds communs de placement.

 

– Fiducies de placement : avec les fiducies immobilières en tête, les FP choisissent les propriétés résidentielles et commerciales, et versent aux investisseurs des rendements réguliers perçus à partir des revenus de location. 

 

– Les investissements alternatifs : cette catégorie regroupe plusieurs actifs, dont les hedge funds ainsi que le private equity.

 

– Les options et les produits dérivés : ces instruments financiers tirent leur valeur d’un autre instrument. Ils utilisent en outre, un effet de levier, leur permettant de réaliser un rendement important.

 

– Les produits de base : ils regroupent les matières premières, les céréales, les métaux, les devises ainsi que les instruments financiers. 

 

Les investisseurs sont des particuliers ou toute autre entité (entreprise ou fonds commun de placement) qui engagent des capitaux dans le but de générer un rendement financier. Pour atteindre leurs objectifs, ils recourent à l’utilisation de différents instruments financiers, comme le financement d’une formation collégiale, la constitution d’une épargne-retraite, ou tout simplement l’accumulation de richesses. Les capitaux déployés sont sous forme d’actions ou de dettes, les premiers impliquent des participations pouvant rapporter des dividendes en plus de générer des plus-values. Quant aux placements en dette, ils peuvent se faire sous forme de prêts ou d’achats d’obligations avec des intérêts payés sous forme de coupons.

 

Les stratégies de marché adoptées par les investisseurs sont différentes. Les investisseurs passifs achètent et vendent leurs positions directement ou par le biais de gestionnaires de portefeuille. Ces investissements sont faits sur le long terme, il peut s’agir d’investissements immobiliers ou même d’actions permettant de percevoir des dividendes. L’investissement actif vise pour sa part à rechercher les actions fournissant les meilleurs rendements, en effectuant des analyses approfondies permettant aux traders ou aux gestionnaires de fonds de faire de bons choix.

Qu'est-ce que le trading?

Il s’agit d’une activité d’achat et de vente exercée par des personnes cherchant à réaliser des profits à court terme, en participant à un ou à plusieurs marchés de manière quotidienne, et ce sans pour autant se soucier de la santé de l’entreprise à long terme. Les traders passent la majeure partie de leur temps à analyser les tendances et à collecter des informations. Les produits en question peuvent être des titres financiers (actions, obligations), des produits financiers dérivés (contrats à terme, options, swaps, CFD, ETF…), ou des produits financiers structurés (produits dérivés sur-mesure, assemblages de titres financiers).

Il y a deux catégories de traders : les traders pour compte propre, dont l’objectif principal est la réalisation de plus-values grâce à leurs anticipations de marché, ce qui leur permet d’augmenter leurs capitaux. Le cas échéant, ils réaliseront des moins-values et verront leurs capitaux diminuer. Ici, la valeur économique des actifs ne représente aucune importance, la seule logique est la spéculation. L’autre catégorie de traders concerne les traders de flux, lesquels sont continuellement à la recherche des meilleurs prix sur le marché, afin de les proposer à leur clientèle tout en minimisant les risques relatifs à l’exécution des transactions. Ils touchent des commissions sur chaque opération.

Ces dernières années il y a de plus en plus de traders pour compte propre, grâce au développement de plateformes de trading en ligne, proposant des outils facilitant le trading comme les robots de trading ou le trading social, à titre d’exemple.

En dépit de l’existence de ces outils facilitant grandement la tâche aux traders, cette activité est risquée, notamment pour les débutants, qui risqueraient de perdre leur argent. Le trading exige la prise de risques importants avec comme objectif l’atteinte d’une performance de l’ordre de 10% mensuellement. Aussi, et en fonction de la politique adoptée par le trader, les titres achetés peuvent être revendus au bout de quelques secondes (scalp), le jour même (day trading), ou conservés pendant des jours voire même des semaines (swing trading).

Le trading exige un investissement plus ou moins important, car en plus du capital de départ, il faut inclure le matériel nécessaire ainsi que les outils de suivi des flux en temps réel. Plus l’investissement de départ est important plus les gains accumulés peuvent être importants, et inversement. Toutefois, aucun trader ne devra négliger l’analyse technique ainsi que l’analyse fondamentale du marché, l’actualité, les prix… Il devra faire appel à ses compétences et à son expérience pour détecter les meilleures opportunités et savoir les saisir au bon moment. Aussi, il devra tout au long de l’exercice de son activité de trading, se former afin de faire partie des meilleurs.

 

Dans cette activité, la concurrence entre les différents traders est assez agressive, car dans une logique de court terme, il est évident que pour qu’un intervenant gagne, un autre doive obligatoirement perdre. Selon les statistiques de l’AMF (Autorité des marchés financiers), moins de 10% de traders parviennent à réussir.

Quelles sont les différences entre l'investissement et le trading ?

– La possession : cette notion n’existe pas en trading, car même lorsqu’un trader revend les titres acquis dans la seconde, la journée, la semaine ou le mois qui suit son acquisition, il ne les aura possédés que pendant un laps de temps sans avoir eu l’intention de les garder. Sachant qu’il y a deux décennies la durée moyenne de détention des produits financiers pouvait s’étende à plusieurs mois ; de nos jours, grâce aux robots trading, cette durée est de quelques secondes seulement pour le scalping trading, une journée pour les day traders et plusieurs jours, semaines voire mois pour les swing traders.  En investissement, l’intervenant achètera les mêmes actions dans le but de les garder pendant plusieurs années, et ce pour profiter des dividendes.

 

– L’horizon temporel : ici aussi, les deux domaines sont bien différents. Pour un trader la moindre seconde compte, et il devra savoir jouer contre la montre, par contre pour un investisseur le temps représente son  principal allié, car il va lui servir à accumuler ses capitaux et à constituer sa richesse petit à petit. Le trader détient les actions pendant une courte période et réalisera un profit en les vendant dès qu’un acheteur lui offrira le prix demandé. Ses décisions d’achat et de vente vont être influencées par les fluctuations du marché. L’investisseur achète ses actifs en fonction de fondamentaux solides, en ayant une vision sur le long terme. Il gagne de l’argent grâce aux dividendes perçus, mais aussi grâce à l’appréciation de la valeur des titres détenus depuis une longue période.

 

– La prise de risque : le trading est beaucoup plus risqué que l’investissement. La raison, est que le trading implique la prise de décisions ultra rapides, lesquelles peuvent avoir des répercussions aussi bien positives que négatives sur les traders, sachant que ces derniers utilisent régulièrement l’effet de levier. Un trader peut acheter un titre sur la base d’une influence externe puis perdre de l’argent dans le cas où les prix baissent. Dans le but de limiter les risques, il utilise des techniques telles que le Stop-Loss permettant de réduire les pertes en limitant le montant maximal qu’il peut se permettre de perdre, ou la vente à découvert consistant à vendre des actions empruntées dans le but de les racheter une fois que le prix baisse.

 

– La spéculation : le trading repose essentiellement sur le fait d’acquérir en empruntant ou en achetant dans le but exclusif de revendre tout en spéculant sur les prix. Paradoxalement, l’investisseur recourt rarement à l’effet de levier utilisé abondamment par les traders.

 

 

– L’approche : ces deux méthodes ont pour point commun le recours au marché boursier dans le but de gagner de l’argent, cependant les traders fondent leurs décisions d’achat sur l’analyse technique et se comportent avec le marché comme une collection de symboles, avec lesquels ils doivent examiner les rapports, analyser les graphiques de cotation et suivre les nouvelles afin de prédire les tendances futures. Ainsi, un trader se contentera d’examiner les tendances à court terme, en ne s’intéressant que très peu aux fondamentaux.

 

Les investisseurs prennent le temps d’étudier les fondamentaux du marché dans le but d’identifier les meilleures opportunités de croissance, qu’il s’agisse de moyen ou de long terme, en se basant sur l’analyse fondamentale. Ils prendront en considération également la situation financière de l’entreprise, ses perspectives de croissance future, l’industrie dans laquelle elle s’inscrit et la situation macroéconomique du pays. Ils n’auront cependant, pas besoin de suivre une formation en comptabilité pour faire un bon investissement, quelques connaissances de base leur suffiront pour prendre des décisions éclairées. Ainsi, en plus des notions en comptabilité, connaître les principes fondamentaux leur permettront de savoir si l’entreprise auprès de laquelle ils comptent investir leurs capitaux est suffisamment solide pour continuer à leur verser des dividendes.

 

– La fréquence : les investissements sont exécutés moins souvent que les transactions. Le trading implique l’exécution de plusieurs dizaines de transactions par session, alors que l’investissement peut impliquer une dizaine de transactions par an. Les traders doivent être présents toute la journée afin de surveiller leurs positions, car la moindre inattention peut leur coûter des milliers de dollars. Les investisseurs quant à eux, ne sont pas obligés de se concentrer au quotidien sur les mouvements des prix de leurs actions, à court terme.

 

– La perspective : la majorité des traders perçoivent le marché en se basant sur le moment présent, alors que les investisseurs analysent le marché sur une période beaucoup plus étendue. Alors que les premiers recourent aux techniques leur permettant de trouver des indices relatifs à l’entrée et la sortie du marché, les seconds interprètent le comportement du marché sur une longue période.

 

– Le rendement : les investisseurs et les traders espèrent tous deux tirer profit des marchés financiers, toutefois leurs objectifs sont différents. Les investisseurs espèrent un rendement annuel supérieur à 6%, et ils ne recherchent parfois qu’un complément de revenus, alors que les traders visent un rendement mensuel de 10%, ce qui leur permet de couvrir leurs frais de subsistance. Les longues heures passées par les traders à analyser et à négocier les poussent à rechercher un rendement élevé.

 

– L’attitude : les traders et les investisseurs adoptent des attitudes différentes avec le marché. Le trader achète et vend, alors que l’investisseur achète et conserve. Le trader est très rapide et impatient, voir même nerveux et stressé, l’investisseur est quant à lui lent, calme et confiant.

 

– Volatilité et stabilité : les traders recherchent des opportunités rentables sur le court terme, pour eux une action qui gagne ou perd quelques centimes par jour ne représente aucun intérêt. Ils lui préféreront des actions volatiles offrant des opportunités rentables. Par contre, les investisseurs sont plus attirés par la stabilité de leurs investissements, et la volatilité des investissements peut devenir une source d’angoisse et d’inquiétude pour eux.

 

– Influence des facteurs externes : de nombreux facteurs peuvent avoir une influence positive ou négative sur le prix d’une action. Certains facteurs ont un effet durable, alors que d’autres ont un effet momentané. À titre d’exemple, un communiqué de presse peut affecter le mouvement d’une action à court terme sans avoir une incidence sur les perspectives de la société sous-jacente à long terme.

 

– Les taxes : beaucoup peuvent penser que les traders et les investisseurs sont imposés de la même manière, or ils le sont différemment et ce en fonction de la durée de détention d’une action. Le pourcentage sur les actions détenues pendant moins d’une année, est plus élevé que celui des actions détenues pendant une longue période. Contrairement aux sociétés, les investisseurs pour compte propre sont avantagés par le fisc. Les traders particuliers sont également moins imposés que les sociétés. Cependant, il est difficile parfois de définir  la frontière entre les plus-values et les bénéfices professionnels. Pour connaître le seuil à partir duquel un trader ou un investisseur doivent se déclarer en tant que professionnels, il leur est conseillé de se rapprocher des impôts.

 

Enfin, chacune des deux méthodes présente un certain nombre d’avantages et d’inconvénients. Chaque personne devra choisir la méthode qui correspond à ses objectifs, en fonction de ses capitaux et du temps qu’elle compte investir, en plus de ses compétences. A long terme, le potentiel de réussite de l’investissement est plus élevé que celui du trading, avec la probabilité d’obtenir des rendements annuels fixes. De plus, l’investisseur nécessitera moins de temps que le trader, et sera soumis à moins de pression. Toutefois, à court terme, il obtiendra des rendements inférieurs à ceux d’un trader. Ce dernier, a toujours la possibilité de générer des bénéfices à court terme, mais court également énormément de risques en plus de payer des frais élevés. Peu importe ce que le particulier choisit, il devra savoir que les deux méthodes exigent une bonne connaissance du marché avec beaucoup de discipline.